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LONGUES DISTANCES

  • " ST-ÉMILION 2020 PAR ALAIN, ODILE & WILD "

     

    STEMILION.JPG

    Des inscriptions in extremis...

    Un 21 km sélectif mais au combien combatif

    et jubilatoire !

    Nous aurons eu

    le privilège

    de participer

    et de ramener

    16 bouteilles

    de grand-cru !!!

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    MARIECO.jpgRando 11 KM :

    Marie-Corine,

    compagne de Jean-Pierre Méril depuis plus de 20 ans, j'ai découvert la randonnée pédestre à cette époque en m'inscrivant à de nombreuses randonnées organisées (déjà certaines avec la Page Blanche !) et toutes celles de longues distances dont l'objectif était le challenge d'un meilleur temps, tout comme les coureurs !

    Puis, la participation aux nombreuses sorties de l'association des 33km500 du Libournais, parfois sur plusieurs jours, permettant de découvrir nos belles régions françaises ou frontalières.

    A présent, ma préférence est la randonnée itinérante, loin de la foule, avec de belles expériences telles que la traversée des Pyrénées avec le mythique GR10, celle de l'île de la Réunion sur les traces de la Diagonale des Fous ainsi que les Mare e Mare ou Mare e Monti de l'île de Beauté, autant de sentiers permettant de se ressourcer en milieu naturel...

    Et ce dimanche 8 mars, le plaisir de vous retrouver avec cet agréable parcours au milieu des somptueux châteaux du vignoble de St-Émilion sous une météo clémente, laissant apparaître quelques rayons de soleil, nous permettant d'apprécier de belles vues tout en étant attentifs aux passages boueux et quelque peu glissants...

    Merci de votre accueil et à bientôt ! Marie-Corine

     

    Course 11 KM :

    ENTRE VIGNES ET CHÂTEAUX...

    5e édition pour "FÊTES LES VINS KM DE ST-ÉMILION", les bénéfices de cette course sont destinés à la Fédération pour la Recherche sur le Cerveau, raison de plus pour y participer et faire un don avec la section.

    Trois distances : Agostinho, faute de dossards sur le 40 km, part sur le 21 km, Gwen, Fernando et moi partons sur le 11 km et les marcheurs également sur le 11 km.

    Départ et arrivée au Château SOUTARD, très beau site, super organisation, animation… Parcours magnifique, vignes, traversées de certains châteaux et vues sur d’autres, point de vue exceptionnel.

    Le terrain est boueux et glissant à certains endroits, mais nous échappons à la pluie ! Gwen me double vers le 6e km, je le rejoins au 10e km et arrivons ensemble, Fernando avait surement déjà rejoint sa famille ;) ! Nous attendons Agostinho, puis les marcheurs... au ravito une bonne soupe de potimarron !

    Passé un super moment dans ce village médiéval très agréable, dommage que la pluie ait fait son apparition…

    A bientôt ! Bises à toutes et tous. Florence

  • " AIGA 2020 PAR EMMANUEL & MICKAËL EN DUO "

     

    AIG1.JPGAIGA2020.JPG

    Cubjac (24)

     

    63,4 km

     

    Inscription 444

     

    12 h 44'

     

    2060 m +

    1890 m -

     

    9e / 162

     

    Photo 6442

     

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    Trail 63 KM... :

    1er M3 des duos mais pour deux malades c’est bien. Surtout impossible de manger la veille juste 4 fourchettes de pâtes pour moi et rien pour Mika et sur la course pas grand chose de vegan. Pieds dans 20 cm de boue et rivière régulière à partir du 30e km, terrain défoncé par la tempête, très très limite en sécurité... sans la maladie nous avions prévu 9h30 à 10h00 mais le gel (-2°) et l'heure d’attente au départ... très dur !

    Le soleil s’est levé mais pas dans les bois. Bref, très froid et pleine lune rouge, vraiment une très belle journée et nous avons appris (ou apprenons) à gérer le froid car boire de l’eau gelée c’est pas facile, et au 54e km un ravitaillement surprise mais les oranges étaient aussi gelées :-)

    Emmanuel

    Cela a été une course très très particulière.

    Déjà l'état des lieux : Emmanuel était malade depuis quelques jours donc baisse de forme mais courrait régulièrement la semaine. Pour ma part, 2 jours avant malade, avec un possible début de gastro, donc rien avalé de consistant les jours précédents et encore moins la veille. Pas d'entraînements depuis 3 mois, donc la course allait être dure de toute façon pour moi.

    Levés 6 h 30 par nos voisins de chambre, comme d'habitude, le rythme faisant, Emmanuel n'a pas dormi de la nuit. Le sommeil arrivait quand on a dû se lever. Douchés puis préparés, on embarque dans le bus à 8 h qui nous amène à Cubjac sur la ligne de départ. Après 1 h de trajet, on a dû attendre dehors dans le froid (température surement négative car tout était gelé) mais le beau temps arrivait. 10 min avant le départ, on s'habille ou plutôt on se déshabille pour être prêts à partir.

    10 h le départ et, comme à notre habitude, nous nous mettons en queue de peloton pour ne pas se faire embarquer par la foule. Nous étions 280 personnes à ce moment-là. Arrivés au premier ravitaillement au 10e km, j'ai senti venir une crampe à chaque mollet. Le début d'une longue bataille... Emmanuel m'a beaucoup soutenu et attendu pour que j'avance à un rythme saccadé dû aux crampes.

    Nous arrivons tant bien que mal au second ravito des 30 km. Il était tenu par des réunionnais qui avaient fait des samoussas et patates douces entre autres. Pas de bol pour nous, aucun samoussa n'était aux légumes mais la patate douce a fait du bien. Pour ma part j'étais KO et claqué aussi bien physiquement que mentalement. Je trouvais déjà cela énorme d'avoir fait 30 km sur cette course dans mon état et sans entrainement au préalable. Mais on s'est inscrits en catégorie "duo", on se devait donc de finir ensemble !

    Du coup on repart pour le prochain ravitaillement au 40e km. Sur notre route nous avons croisé deux jeunes gars super sympas avec qui nous avons fait un bon bout de chemin. Difficilement, (beaucoup de marche), mais surement !

    On est arrivés au 40e km, on se repose, on mange et surtout on se change pour se préparer à affronter la nuit et le FROIDDDDDD !!! Et moi, mon petit corps a décidé à ce moment-là, qu'il était enfin chaud. Je gambadais, je courais en descente et tout, au désespoir d'Emmanuel qui avait dû me supporter pendant 40 bornes et surtout m'attendre !

    C'était à mon tour de le tracter. 20 bornes passent, péniblement et compliqué. Les pieds sont constamment trempés entre passages dans les rivières, boues et autres. Ça ne fait que monter ou descendre donc les jambes trinquent. Mais on garde le moral et on avance. On perd en cours de route nos deux camarades et on se fait rattraper par un petit groupe qui blesse notre fierté. Alors on les redouble et nous avons en tête de rester devant eux jusqu'à l'arrivée. Moins de 4 km avant l'arrivée, un de nos 2 compagnons perdus nous rattrape, frais comme un gardon et nous double avec une aisance à en faire pâlir plus d'un. Mais on ne se laisse pas démonter et même si les km sont SUPER MEGA TROP TROP TROP LONGGGGGS, il nous tarde d'arriver avant la barrière horaire finale.

    Une dernière montée, une musique au loin, un petit feu comme un phare qui guide les navires perdus en mer et nous voilà arrivés dans le bourg de St-Mesmin. Emmanuel et moi-même passons la ligne d'arrivée, heureux d'avoir terminé cette course qui devenait interminable.

    280 au départ et plus de 40 % d'abandons, nous sommes peut-être en fin de classement, mais nous sommes fiers d'avoir vaincu le froid, l'eau glaciale et surtout la difficulté. Une bière et on repart, on ne perd pas de temps et on rentre sur Bordeaux retrouver la petite famille.

    Bises et à très bientôt. Mickaël

  • " 100 KM DE MILLAU 2019 "

     

    MILLAU ALB.JPG

    MILLAU,

     

    LE COUP

    CA VAUT !

     

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    100 km course... :

    Le temps était parfait, un mélange entre nuages et apparitions ensoleillées nous a permis d'apprécier la course sans trop souffrir de celui-ci. Une température aux alentours des 20°, des plus agréables pour une course de longue haleine. Un départ à un rythme tranquille pour ne pas s'épuiser nous a permis de passer le marathon en 6 h pour moi, 7 h pour Déborah et Emmanuel qui faisaient le parcours en marche nordique.

    Malheureusement pour eux, ils n'ont pu finir la course. Déborah, blessée aux pieds depuis le 25ème km, a dû s'arrêter au 60ème km. Déçue car les muscles tenaient bon mais la route penchée d'un côté ou d'un autre, aura eu raison de sa cheville et de sa hanche, sans compter les ampoules aux pieds.

    Pour Emmanuel, ce fut différent, il accompagnait Déborah jusqu'aux 60 km. Le temps d'arriver au ravitaillement du 65ème km, on lui annonce qu'il arrivera juste après la barrière horaire de minuit à St-Affrique et qu'ils ne le laisseront pas repartir. Donc il choisit de ne pas repartir et d'attendre, malgré lui, le bus qui le ramènera à Millau.

    Ils l'auront quand même fait sans aucun accompagnateur en vélo. Et ce n'est que partie remise mais cette fois-ci avec accompagnateurs.

    Quant à moi, je réussis à terminer péniblement la course. Les 70 km réalisés plutôt aisément, la rencontre avec José et Florence sur le parcours fut une véritablement bouffée d'oxygène et de regain en motivation. Ils étaient très bien lancés et en très bonne forme, ce qui nous a fait très plaisir à voir.

    Les 30 derniers km furent réalisés en marchant car les courbatures parcouraient tout mon corps. C'est au bout de 16 heures 20 minutes de course épique, une traversée dans le froid et la nuit, que l'aboutissement de cette épreuve est arrivée...

    Un vrai plaisir de devenir un "100 Bornard", le tout en Five Fingers

    et en ayant commencé à courir il y a juste 1 an et demi. Mickael

     

    100 km marche nordique... :

    Au départ, beaucoup de stress et d'excitation.

    Première grande course pour moi, je n'avais jamais marché plus de 30 km. Mes seules «courses», avant ça, étaient les randonnées d'Ambazac et de Saint-Aubin. J'appréhendais énormément Millau mais je voulais aller le plus loin possible.

    Quand le départ a été lancé, le stress est retombé. Mon père et Mika ont commencé avec moi puis Mika est parti à son rythme.

    Avec mon père on faisait de la marche rapide sur les plats et les montées puis on courait dans les descentes. Tout se passait super bien. On avait un très bon rythme et on aurait dû finir le marathon en 6h-6h30. Mais à partir du 25ème km environ, j'ai commencé à avoir très mal sur le côté du pied droit... j'ai continué mais j'ai perdu de la vitesse... j'ai quand même voulu aller le plus loin possible et mon père m'a aidée et ne m'a pas lâchée.

    Finalement j'ai abandonné au 60ème km avec un pied gonflé et très douloureux... mais je ne regrette pas et ça a été une expérience incroyable.

    Merci beaucoup pour cette opportunité. Déborah

     

    100 km marche puis course mais... :

    C'est une expérience qui reste incroyable à vivre avec sa fille. Un très beau parcours ouvert aux marcheurs nordiques, des paysages vraiment beaux.

    Je vous le recommande :-) Emmanuel

     

    Assistante voiture... :

    Indéniablement : grande admiration pour vous tous athlètes qui se surpassent, à pieds ou en 2 roues et pour ta réussite, ton exploit victorieux au résultat époustouflant ! Quel défi ! Un de plus à ton arc ! Tellement ravie d'avoir pu partager cette aventure même si en coulisses mais aux premières loges, grâce à un pilote hors pair qui a su nous trouver les meilleures places et qui finit aussi sur la ligne d'arrivée, quel honneur !

    Mérito, Incrível, Louvável, Louca, Aventura, Única.

    Merci Campeão Gostinho e filho ! Maria

    Assistant voiture... :

    Fier de mon papa !

    Content d'avoir pu partager ces moments et cette course qui était un super défi après toutes ces années de course à pieds et de marathons :)

    J'ai apprécié te suivre tout au long de la journée et aussi t'accompagner à certains moments, parcourir les derniers km avec toi et franchir la ligne de chrono !

    Muito obrigado et bravo Pap's ! Alex

     

    "Suiveuse" à vélo… de mon coach ! Quelle super aventure !

    Quand José a commencé à parler de cette course des 100 km, j’ai pensé faire le marathon et le suivre ensuite à vélo, mais il nous a semblé compliqué de pouvoir se retrouver après, donc je lui ai proposé de le suivre à vélo sur toute la distance.

    Entraînements plus longs, sorties seul pour José et ensemble aussi. Je le suis pour être dans «l’ambiance» mais on se connait bien puisqu’on court déjà ensemble et c’est plutôt un point positif pour mieux se «comprendre». Je souhaitais également tester ma nouvelle selle en gel changée pour l’occasion, elle est parfaite !

    Je me suis promis de l’accompagner, de l’encourager jusqu’au bout de cette course, d’être là pour lui apporter l’aide matérielle, ravitaillements (graines, céréales, fruits secs, pâtes de fruits, barres, gel, boisson, compote…), vêtements… et mentale aussi si besoin, mais je sais qu’il a déjà un très fort mental et qu’il est très endurant.

    Nous récupérons les dossards le vendredi soir, le départ de la course a lieu le samedi matin à Millau à 10 h. Je pars en avance avec d’autres suiveurs à vélo me positionner au 7ème km à AGUESSAC pour attendre «mon coureur». Je rencontre d’autres coureurs qui sont là pour les encouragements et qui ont déjà fait cette course plusieurs fois, dont un avec 18 participations ! C’est la 48ème édition cette année, en attendant ils me racontent leurs anecdotes.

    Le temps est idéal, pas chaud, pas froid, pas de pluie ! Un ravitaillement tous les 5 km et très bien fourni. Parcours assez plat sur environ 20 km, vallonné jusqu’au 42 km, Millau. José court, tranquille, en forme, motivé, il a le moral et s’arrête à tous les ravitaillements… chose rare !!!

    Le viaduc est très impressionnant, nous passons dessous en marchant un peu, ça monte. Il passe aux 50 km… à l’aise ! Super ambiance, encouragements, échanges avec d’autres coureurs, suiveurs… Je «motive» José en lui disant qu’il reste 50 km puis un marathon… un semi… un dix… puis un...

    Son fils Alexandre et sa sœur Marie nous retrouvent sur différents endroits du parcours. Les côtes de Tiergues et St-Affrique sont dures, longues… nous marchons un peu.

    Sur le retour, nous croisons Mickaël et sa mère qui le suit à vélo, plus tard Emmanuel et sa fille Déborah qui marchent, il fait très sombre. Nous repassons sous le viaduc, dans la nuit, il commence à faire frais. L’arrivée approche, 90km, 95 km, 99 km… plus qu’UN km.

    Je pars devant pour aller à l’arrivée déposer mon vélo et rejoindre José en courant jusqu’au podium, avec Alex aussi.

    Quel chrono !!!! Incroyable ! Mais José vous racontera mieux que moi son ressenti… c’est lui qui a couru !!

    J’ai vécu une super expérience en tant que sportive… j’étais très motivée et suis très contente d’avoir vécu une telle aventure en duo !

    Et humainement, une belle leçon de courage, d’humilité, de partage, de rencontre…

    Mon coach a assuré cette course jusqu’au bout !!! Trop fort… encore bravo ! Merci de m’avoir acceptée en «suiveuse» et cette journée, tout compte fait, est… vite passée !!!

    Bien sportivement, avec des bises à vous tous, à bientôt.

    La pisteuse-suiveuse… Florence

     

    100 km course... :

    Millau... dans la tête d'Agostinho.

    Le mer. 16 janv. 2019 à 18:19

    Bonjour M. Duarte, je vous contacte car je suis intéressé par la section courir.

    Emmanuel Eeckman

    Et tout a commencé...

    Emmanuel, le père, a mon âge. Avec le gendre Mickaël ils font l'ouverture de la saison lors d'un cani-cross alors que la section n'est pas sortie de l'hivernage. Des courses, une rando, la fille Déborah, s'en suivent.

    Au fil des sorties nous échangeons sur nos expériences et abordons la longue distance, un des projets évoqués est bien là, ancré dans les tablettes de la famille, ils seront à Millau fin septembre !

    Mon marathon annuel n'est pas encore fixé et partager cette expérience en groupe me séduit doublement, c'est maintenant !

    La saison se déroule, les personnalités se dévoilent, les affinités se créent, la confiance s'installe... Florence apprend le projet et envisage son marathon mais se propose spontanément comme accompagnante à vélo.

    Le sport c'est tout ça aussi.

    La sortie de groupe de la section, en juin, se passe à Ambazac, toute la famille Eeckman est partante. Une participation éprouvante au marathon de Royan la semaine précédente pour Emmanuel et Mickaël les amène à sélectionner le trail 32 km, Déborah part sur la rando 18 km, Florence choisit le trail 20 km et Agostinho se lance sur le 52 km pour profiler une sortie longue et se plonger dans la prépa du 100 bornes.

    Le terrain gras suite à une pluie battante matinale n'a pas attaqué le moral de la troupe, de bonnes sensations pour tous, la distance mythique fait son chemin...

    La famille Eeckman est fermement décidée, je les inscris mi août. Moi, après blessures à Cissac et Soulac sur de courtes distances et trop peu d'entrainement pendant les congés, je doute.

    Trop tard pour respecter le plan préconisé, je personnalise mes sorties de 3 et 4 heures tous les 2 jours, les km sont là mais le rythme n'est pas facile à trouver, le doute persiste. Florence se teste à vélo, me motive.

    Autour de moi j'entends les extrêmes...

    "cette distance n'est pas faite pour le corps humain..."

    "vas-y, toi tu peux...!"

    Ma soeur euphorique s'y met : "zennnn aucune date limite pour moi, quand tu es prêt tu t'inscris et je prends mon billet, je veux être là, avec toi !"

    "vous devez le faire, vous le finirez, j'en suis sûre"

    "moi je l'ai fait plusieurs fois j'en ai abandonné 2, à 84 et 96 km, mais vas-y, toi t'y arriveras... !!!"

    Épreuve le 28, clôture d'inscription le 22, dernière sortie de 4 heures le 22 au matin... Je diminue l'allure, avec plus de régularité ça peut passer... à 23 h 30 je clique sur OK, me voilà avec le dossard 1286 dernier de la liste !

    A l'annonce de la nouvelle, famille, amis...

    "Bravo. C'est déjà une première victoire. Un pas après l'autre tu arriveras au bout ! Bonne course ! Toute la famille est avec toi."

    "Nous avions oublié ce we de ouf que vous allez vivre et sincèrement nous vous souhaitons bonne chance ! Nous penserons fort à vous"

    L'aventure prend corps dès le vendredi, Les Causses c'est pas à côté... passé Toulouse on cherche déjà le viaduc mais blabla, musique, "Les Gens" de Maé... et je rate la sortie de Montauban !

    Sur place, contrairement à la plupart des villages/stands marathons, peu d'ambiance, un cocktail de détermination et d'inquiétude se fait sentir.

    Dossard, maillot, consignes, étude du profil de la course, photos d'avant le départ tant qu'on a le sourire et la fraîcheur !

    La famille Eeckman est installée, rdv le lendemain matin au départ.

    Derniers messages avant la dernière nuit...

    "N'oublie pas, dans les coups de moins bien, que tu as de fidèles supporters loin des yeux mais près du cœur..."

    "Je t'envoie un souffle dans le dos..."

    "Suis en train de transpirer comme un dératé et j'ai une pensée pour toi, plein de tout ce que tu auras besoin pour arriver à ton but..."

    "Nous 3 te souhaitons beaucoup de courage pour cette épreuve physique et psychologique..."

    Millau... dans les jambes d'Agostinho.

    Tenue, dossard, boisson énergétique, gâteau magique, vêtement chaud j'ai ça. Les forums épluchés à la loupe, Florence a prévu batterie supplémentaire pour le..., trousse médicale, fruits secs, compotes, gels, eau, silencieusement je laisse faire, un buffet bien riche, ravitaillements tous les 5 km ça devrait suffire, mais sait-on jamais ?

    La météo est idéale, avant notre départ les cyclos partent se placer au 7e kilo, voilà Florence en mode cyclotouriste à panier et sacs à dos, qui trace sa route !

    Parmi la foule, un visage connu, je salue Nadine, sans dossard, elle est accompagnante vélo d'Adrienne partante sur le 100 km, deux anciennes de la section.

    J'avais promis à la famille Eeckman de vivre ensemble la première heure du périple mais dommage nous n'avons pas pu nous réunir avant, chacun prend son départ à son rythme...

    Un départ calme, avec fanfare militaire.

    Rythme à la fois prudent et ambitieux qu'il va rapidement falloir ajuster au fil des km, je cherche les lièvres/meneurs d'allures... rien à l'horizon ! Je remonte bizarrement beaucoup de participants. Qui n'est pas à sa place ? La suite nous le dira...

    J'aperçois le ravito du 5e km, un verre de glucose, un abricot sec, chrono = 30 mn... j'aime les comptes ronds... me cale sur cette vitesse, 10 à l'heure et la calculette passe automatiquement sur ON... 10 km/h, 100 km... 10 h, pour mon premier ce serait génial mais... 1 minute de plus à chaque km et c'est presque +2 heures à l'arrivée ! Donc en prévoyant les arrêts aux stands, la fatigue, les difficultés... et l'imprévu... ce n'est pas envisageable mais hors de question d'accélérer !

    Bien rangés par zones de dossards, les premiers vélos apparaissent, je feinte, me dissimule derrière un groupe mais ma suiveuse, telle un douanier, veille au passage et me colle au train, le métronome est activé.

    Ca roule plutôt bien. Que du goudron, mais le marathon traverse un beau paysage sauvage, ruisseaux, fleuves, forêts, rochers, falaises, campings et villages perchés, qui nourrit l'esprit et transporte le corps en dehors du circuit.

    Jusqu'à ce qu'un coureur, vélo, spectateur... voire une soeur et un fils, te ramènent sur le tapis roulant avec une ferveur si puissante que le compteur passe en mode veille et te revoilà LE coureur de l'épreuve !

    Ceux qui me précèdent, me suivent, spectateurs, habitants, même les bergers tout là-haut surement, tous entendent le passage d'Agostinhooooooo, Bravooooooo, Forçaaaa !

    Au 25e km, 2h31 de course, 385e place, secrètement j'observe les autres, tous les autres. Absorber leurs forces, leurs faiblesses, prévoir les bagages pour la suite du voyage. J'encourage ceux qui grimacent, boitent, flanchent si tôt, je zoome jalousement sur ceux en point de mire mais la ligne est encore si loin.

    Pas de lassitude que je craignais, pas d'ennui, devant, derrière, à côté, photos, blabla, l'accompagnante est là... quelque part.

    Les discussions fusent, les autres s'en mêlent, ils me tutoient, on fait une sortie famille !!!

    Au 40e nous voilà revenus dans la ville avec une circulation à couper les jambes, coureurs, cyclos, 4x4... qui est prioritaire au rond point ? Qui veut ! Incroyable...

    Le marathon bouclé en 4h20, 322e... nous voilà repartis pour l'autre face du 33 tours...

    Changement de décor, la boussole tournée vers le pont, oh pardon, le viaduc ! Et là au pied... le projecteur doré pointe son faisceau sur la chenille désarticulée, tout le monde marche. Pourtant j'ai les cuisses mais la mémoire du profil me ramène à la raison, t'es pas encore arrivé à la moitié !

    Au 50e, 5h14, comme prévu la première côte a avalé son quart d'heure... je laisse dérouler, même en descente cette pente de 3 km paraît longue et fait réfléchir sur les 5 km de faux plat puis 5 km de côte à suivre. Les concurrents s'entrelacent, je te double, tu me doubles, les personnalités s'affirment.

    60e, Maria agite la banderole fétiche aux couleurs vert/rouge/jaune, bon ok elle provient d'un précédent championnat de foot mais reste symbolique et bien voyante de loin, RUMO À VITÓRIA !

    A ce ravitaillement le verre de glucose est chaud, je me rabats sur du Yop frais, comme il ne reste qu'un fond, je complète avec de l'Orangina, drôle de mixture mais j'ai soif de sucre frais... espérons que le mélange me soit que bénéfique !

    65e, je croise les premiers qui "rentrent"... 0 considération lors de mes encouragements, ils vont finir entre 7 et 8 h et arriveront bien avant la nuit eux, et alors ?

    71e, 7h46, 235e, informations transmises par flor.millau.fr... j'en ai gagné des places ! J'en profite pour prendre des "nouvelles" virtuelles de la troupe... ils me suivent...

    Centre-ville de Santa-Affrica, Alex me rejoint, il me fait part d'un encouragement qui arrive pile-poil pour la boucle qui marque le retour vers l'arrivée, quel timing !

    "Bonne chance pour ta course, le temps passe mais toujours de nouveaux défis..."

    Avant de reprendre la montée, un peu de pommade magique camphrée de l'ostéo qui rafraîchit articulations et muscles et dégage les narines.

    75e, ce sont les autres qui me croisent et m'encouragent... c'est tellement bon... sachant qu'il leur reste tellement dur à faire, je leur retourne sincèrement les bravos.

    Nous croisons les fameux meneurs d'allures, 10h30, 11h, 11h30, les trois ensemble... sans coureurs derrière... avec 10 km de retard... que s'est-il passé ?

    Vers le 80e, je crois apercevoir une silhouette connue mais franchement, je crains le mirage, non c'est bien Mickaël ! D'une joie non dissimulée nous nous jetons dans les bras et embrassons maman. Mutuellement rassurés, à regrets, mais pour la bonne cause, chacun reprend son cap.

    85e, nous croisons un petit groupe de coureurs et de cyclistes, nous reconnaissons Adrienne avec une allure rassurante, nous nous saluons sportivement.

    Nous passons dans le creux de la vallée, la lumière et la température baissent, vivement le prochain ravitaillement car la remontée vers le viaduc ne sera pas loin, une dernière séance de marche prévisible en mode nocturne avant le dernier "sprint" !

    Même à ce niveau du parcours nous croisons encore des participants, la pénombre uniformise les silhouettes, nous avons failli rater papa Eeckman et Déborah, en se retournant, il a vu mon prénom sur le maillot et me rappelle à l'ordre ! Déb confirme qu'elle est blessée depuis pas mal de km, la poursuite devient critique et pour ne pas les retarder ni les refroidir je les invite à s'élancer...

    Au ravito une odeur de potage, pas la peine d'insister, il est le bienvenu. Je profite de l'arrêt pour éclairer le vélo, me couvrir les bras et nous voilà (re)partis à l'assaut de la colline du viaduc, un tronçon complètement dans le noir. Malgré l'événement, le viaduc lui-même n'est pas très illuminé.

    La descente est plus rapide mais j'arrive à me faire doubler par une nana, pardon, une sportive, seule et sans lumière ! M'en fous, j'ai calculé, recalculé, avec un peu de marge je peux arriver avant les 12 heures et Maria et Alex nous attendent au 95e... On va encore rigoler qques minutes et après ce sera le finish !!!

    Comme prévu, arrivés sur le plat, mon fan club toujours aussi dynamique est bien là. Pas faim, pas soif, pourquoi s'arrêter au dernier stand ? A l'aller j'avais repéré le panneau du 99e... j'ai envie de prendre une dernière photo avant le tapis rouge... rdv est pris sous le panneau.

    Alex n'a pas l'air décidé de remonter dans la voiture "balai"... il a lui aussi prévu son finish... trotter avec Pap's jusqu'au bout de l'aventure ! Ca tombe bien, le rodage de ses nouvelles New Balance est terminé... j'espère qu'il s'est échauffé car ce n'est pas maintenant que j'ai prévu de ralentir !

    C'est bon train que nous repartons, rejoignons la ptite solitaire qui s'est mise à marcher, malgré mes encouragements elle ne pourra pas reprendre notre allure.

    99e ! Où est Charlie, ah non, où est Maria ???? Sniff, nous ne la retrouverons que plus tard...

    Clic, clac, photos souvenirs prévues et c'est parti pour la dernière borne, le dernier kilo, la dernière ligne, qui n'est ni droite, ni plate, les banderoles et la voix du micro sont perceptibles dans le parc du départ...

    11h41'39, 233e / 1008 arrivants / 1286 inscrits, MA boucle est bouclée !

    Et le tapis rouge... c'est de la moquette verte...

    Merci à vous tous pour votre soutien et votre confiance. Agostinho

  • " AMBAZAC 2019 PAR FLORENCE, DEBORAH, AGOS, MAINDRU "

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    TROP BONS

    LES MONTS

    DU LIMOUSIN !!

     

     

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    Rando 14,5 ou 18 KM ?...

    La randonnée était super ! Les paysages magnifiques, le temps parfait (pas de pluie, ni trop chaud, ni trop froid). Tout était super ! Mais... après avoir séparé les randonnées en 2 (10 km d'un côté et 14,5 km de l'autre) les organisateurs ont dû oublier une balise sur la 14,5 km... ce qui fait que toutes les personnes du 14,5 km ont finalement fait 18 km.

    Mais bon, à part ça, c'était super ! Déborah

    52 KM, 1600 M D+ ,... Le Grand Trail du Limousin...

    C'est en 2012 que nous avons découvert "Les Gendarmes et Les Voleurs de Temps"... encadrée par la Garde républicaine à cheval et la gendarmerie locale où le coureur "balai", un gendarme, gère les barrières horaires ! Ainsi, celui qui se fait rattraper en fin de peloton et tapoter l'épaule par ce dernier serait prié de regagner le vestiaire, la fin de sa participation devenant trop critique.

    Par chance et sportivité, aucun de nous n'a été alpagué et a pu rejoindre la ligne, ou plutôt les marches, de l'arrivée !

    Peut-être dans ses songes, Déborah a fait l'impasse sur l'affreuse averse de 6h30 qui nous a pourri certaines portions du parcours mais en effet sur la ligne à quelques minutes du coup de pistolet, la plupart d'entre nous quittait son vêtement de pluie, ce fut plaisant et ensoleillé pour le reste de la course.

    Malgré le dénivelé, un début plutôt "rapide", 20 km en 2h05, la fraîcheur de la machine et l'excitation de la distance y sont pour quelque chose, j'ai vite fait de me plonger dans les calculs et à ce rythme le périple sera bouclé en moins de 6 h !

    Me voilà donc, tel un cabri en pleine pampa limousine, dévalant des chemins pourtant caillouteux mais l'ambiance, les couleurs, les odeurs, la solitude parfois aussi avec la sensation de pouvoir être poursuivi par un ours... marquent le rythme.

    Les ascensions, oui... pas de neige ni d'escalade mais ça monte ! Surtout sur la 2e partie du parcours... du coup on oublie les 6 h et on passe en mode "éco", les groupes se suivent en file tels des chenilles, le plus souvent dans le silence, inutile de doubler, Millau en tête, (je ne sais pas encore si je dois remercier Emmanuel et Michael...), c'est la distance qui compte.

    Les jambes tatouées jusqu'aux cuisses ont droit à un traitement de faveur en remontant un ruisseau rafraîchissant, impossible à contourner vu la hauteur des berges. En ressentant le fidèle relief des pierres j'ai une pensée douloureuse pour Emmanuel et Michael qui ont enfilé leurs chaussures/chaussettes, au fait sont-elles palmées...???

    Une fin de parcours plus calme mais revigorante quand, même à plusieurs centaines de mètres, nous entendons la foule euphorique, elle nous porte tout le long des marches qui mènent à un calvaire (un vrai) pour finir en triomphe sous la banderoles de cette 20e édition.

    Et Millau fait son chemin... Agos

    Un coup de casquette à Florence qui s'offre un bonus... Après le trail de 20 km samedi, une ptite rando de 14,5 km et des achats de porcelaine le lendemain en attendant l'arrivée des trailers ! Trail + rando + boutiques... à chacun son triathlon...

     

  • " MARATHON DE ROYAN 2019 PAR EMMANUEL "

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    Coucou vous tous, voici de façon tardive des nouvelles du Marathon de Royan

    Comme l'année dernière il a fait très très chaud 35°, même le premier a parlé de longue agonie et a dû marcher.

    Nous avions à notre disposition des poubelles remplies d'eau tous les 2,5 km avec une eau un peu trouble. À la 1ère ( bas les bactéries ) mais plus la route avançait, plus la chaleur montait. Après le 30ème km, le désert, bref, on a vite pris un bain dans les poubelles.

    Emmanuel